Synopsis: Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la
pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa
présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et
brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec
peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe
construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression,
malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.
A l'occasion des 40 ans des "Actions Urgentes" d'Amnesty International, le groupe local s'associe à ce film qui relate une époque où de trop nombreux chiliens, défenseurs de la démocratie ont été victimes du régime chilien.
Les « Actions
Urgentes » sont un mode d’action citoyen, rapide et efficace, qui
vise à protéger les personnes en danger dont l’intégrité physique et la vie
sont menacées de manière imminente. Incarcération
abusive, privation de soins en détention, risque de torture, d’exécution, de
disparition forcée : dès qu’une menace de ce type est connue d’Amnesty
International (AI), les membres du réseau sont alertés et écrivent un courrier,
email ou fax aux autorités responsables.
Les
Actions Urgentes se sont diversifiées avec les années et portent aussi sur des défenseurs
des droits humains menacés de mort, des communautés menacées d’expulsion, des
personnes exposées à un retour à la frontière alors qu’elles sont en danger
dans leur pays, ou encore sur des projets de loi portant atteinte aux droits
fondamentaux.
De la première Action Urgente…
Lancée le 19 mars 1973 pour le
professeur et syndicaliste Luiz Basilio
Rossi, arrêté sous le régime militaire alors que les cas de torture et de
disparitions forcées se multipliaient au Brésil, la première action urgente a
permis, en deux semaines, de faire connaître le lieu de détention de M. Rossi
et de laisser sa femme lui rentre visite. Libéré en octobre 1973 puis exilé en
Europe, Luiz Basilio Rossi témoigne : « Le but du tortionnaire est de vous
isoler, de couper tous vos liens avec le monde extérieur. Mais Amnesty
International a pu rompre cet isolement. Lorsque j’ai vu ma femme, j’ai su que
mon cas avait été rendu public. J’ai su qu’ils ne pouvaient plus me tuer ».
… aux centaines envoyées chaque année
en faveur de l’anonyme comme du plus célèbre. Témoignages.
« Je
ne peux pas dire à quel point la solidarité internationale nous a aidés. Sans
elle, les communautés auraient été démolies […] Même si vous n’êtes
pas à Port-Harcourt, mais en France. Si vous faites une simple déclaration ou
signez une simple lettre, cela fait la différence », Marcus George, en lutte contre les expulsions forcées à Port-Harcourt,
au Nigéria, avec l’organisation
Concerned Citizens (2012).
« Ils ont
arrêté les tortures psychologiques et physiques. […] Ca m’a donné un espoir
pour ma libération. J’ai retrouvé l’envie de vivre, de penser »,
Rebiya Kadeer, défenseure des
droits des Ouïghours en Chine,
détenue de 1999 à 2005. Témoignage recueilli début 2013.
« Mon cas prouve que cette forme d’action a un
sens, un impact », Vaclav Havel,
ancien dissident puis président tchèque, arrêté en janvier 1989 et libéré
quatre mois plus tard grâce à un déluge de lettres et de fax envoyés par les
militants et sympathisants d’Amnesty International.
Un système bien rodé…
Les
milliers de courriers qui parviennent
du monde entier signifient aux autorités ciblées que la victime est connue, que
sa situation est documentée et suivie au niveau international. Ces messages
sont une arme de dissuasion massive
pour empêcher les violations et en prévenir d’autres.
… en quelques chiffres
Au
moins 1/3 des Actions Urgentes ont un
résultat positif.
671 Actions Urgentes ont été publiées en
2012 concernant le sort de dizaines de milliers de personnes.
Le
réseau d’Action Urgente est composé de 165
000 personnes dans le monde dont 10 000
en France. Chaque membre s’engage à recevoir 2 à 3 Actions Urgentes par
mois et à y répondre.
Ainsi,
5 000 à 6 000 personnes sont mobilisées pour chaque cas d’Action Urgente dans
le monde.